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Précisions


Avis de Ivan - le Mans - publié le 28/02/2009 sur la recherche sur les cellules souches et l'embryon

Quel est l’enjeu ?
Il s’agit « simplement » de l’espèce humaine, c’est à dire de notre vie à tous.
Plus précisément, il s’agit de donner notre avis sur ce que nous souhaitons que le législateur autorise ou interdit, pour modifier génétiquement la personne, la soigner par des résultats de manipulations génétiques, ou simplement la considérer comme une combinaison de processus génétiques que l’on pourrait utiliser selon les possibilités des biotechnologies.
Cette question, passablement complexe, s’étend de jour en jour avec l’avancement des technologies. Il n’est pas raisonnable de confier –comme c’est le cas actuellement- le pouvoir législatif à des « experts » technologiques ou à des « ethiciens » faisant abstraction de la morale. En effet, dans ce domaine en pleine évolution, les « experts » sont nécessairement juges et parties, ne serait-ce que pour connaître l’évolution dont ils doivent parler à leurs pairs. Comme toute évolution technologique, les biotechnologies résultent de combinaison de connaissances, mais aussi d’intérêts stratégiques, personnels et économiques (1) que la loi doit réguler voire borner. Un « éthicien » soucieux du compromis se retrouve inévitablement « piégé » par la confusion de la réalité et des intérêts en présence. Par comparaison, la crise financière récente a montré quelques inconvénient d’un libéralisme débridé.

Revenons donc aux principes de sens commun : hors de tout intérêt, l’embryon humain est-il ou non une personne ?

La réponse apportée par la religion (p.ex. Instruction Dignitas personae, Septembre 2008) est clairement positive. Elle rejoint la réponse au simple raisonnement sur la question « à partir de quand ai-je existé ? »

Dans ce cas, il est au minimum raisonnable, et au mieux convenable, qu’un élémentaire principe de précaution conduise à interdire toute opération biotechnologique sur l’embryon humain, considéré dès le début de son existence génétique. Cela, au nom du respect de son intégrité – donc de son identité génétique-
La même notion de respect d’identité et d’intégrité vaut pour l’utilisation de cellules souches adultes, et de cellules sexuelles. Il ne revient pas à quelque technicien de décider directement ou indirectement de l’identité, ou de dégrader l'intégrité sans considération de la santé, d’une personne issue de ses opérations.

Ces points conduisent à des révisions importantes sur les pratiques aujourd’hui établies en matière d’avortement, de fécondation in vitro et d’expérimentation sur des embryons.
Il importe alors de voir les faits en face : ces pratiques ont-elles, oui ou non amélioré le sort des premiers concernés : les enfants conçus ? La réponse est clairement négative. Le courage consiste à en tirer les conséquence sur les évolutions sur lesquelles notre avis est sollicité.

« Un peuple qui tue ses enfants n’a pas d’avenir » (Mère Théresa, Prix Nobel de la Paix)

(1) Jamais « l’homme idéal » révé par quelques uns n’a semblé aussi proche qu’avec les biotechnologies…

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