Réfléchir ensemble
au sens à donner
aux progrès de la
médecine, au service
de l'homme
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Je ne suis pas très connaisseur du monde de la santé et je ne me sentais pas vraiment concerné par les enjeux de la bioéthique. Un ami m'a parlé de ce sujet et je me suis rendu compte combien les questions que vous abordez me concernent car elles rejoignent la manière dont la société considère la personne humaine, car elles mettent donc en jeu le lien social.
Je suis assez préoccupé de la manière dont la science utilise les matériaux humains pour faire des expériences. Il paraît aussi que des dizaines de milliers de cellules souchers sont dans des congélateurs. Je pense qu'il y a un principe de précaution à respecter. Finalement qui nous dit que ce qui est dans le ventre de la mère ou dans les congélateurs, dans les éprouvettes, ne sont pas des personnes humaines? Ce ne serait plus la question du quoi mais du qui? Moi, j'ai bien été une cellule souche et heureusement que je n'ai pas été mis au congélateur car sinon je ne vivrai pas. La loi française dit que les cellules souches ne sont pas des personnes mais qu'est-ce qui nous dit que la loi française dit vrai?
Je pense qu'il faut faire attention à ne pas céder aux sirènes de la science toute puissante. Le refrain la fin justifie les moyens n'est à mon avis pas acceptable et même est dangereux. C'est le cas dans la recherche sur les cellules souches qui doivent nous aider à faire progresser la connaissance du corps de l'homme pour mieux le soigner. Mais n'est pas dangereux de travailler sur des débuts d'être humains dont nous ne savons pas complètement ce qu'ils sont vraiment? J'en appelle donc au principe de précaution et à la recherche de solutions alternatives comme celle du travail sur les cellules des cordons ombilicales.