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au sens à donner
aux progrès de la
médecine, au service
de l'homme
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L’enfant oublié
Paradoxalement le désir d’enfant fait parfois oublier l’enfant. Pour un être humain ne pas connaître ses parents, c’est toujours rude. L’idéal étant d’avoir un père et une mère, quand on les perd trop tôt, on perçoit douloureusement leur absence. Ne pas savoir qu’elles sont ses origines, c’est difficilement supportable. Faut-il déplacer la souffrance pour une autre souffrance ?
Utiliser le sperme d’un mort pour faire naître un enfant, me semble dangereux car il fait perdre une certaine notion du temps. Et nous sommes inscrits dans ce temps, il participe à notre équilibre. De plus l’absence du père peut-être une souffrance pour cet enfant. Là encore on ne tient pas compte de l’enfant.
Don des gamètes. C’est si dur de ne pas connaître ces origines.
Don d’ovules. Générosité mal utilisée car elle ne tient pas compte des enfants à venir qui voudront à juste titre connaître ceux qui leur ont donné la vie.
Par ailleurs, ces deux dons peuvent entraîner des relations incestueuses à l’insu même des personnes concernées.
Mère porteuse. Là encore on ne tient pas compte de l’enfant, ni de celle qui le porte. On sait aujourd’hui combien pendant la grossesse des liens s’établissent entre l’enfant et celle qui le porte. C’est nié ces liens si importants que d’avoir recours à une mère porteuse.
Les êtres humains ne sont pas une simple mécanique à régler mais ils sont dotés d’une sensibilité qui fait leur force et leur originalité. Et l’enfant n’est pas un objet que l’on désire où que l’on jette, il est l’avenir de notre société. Il a besoin d’être respecté pour être lui-même plus tard capable de respect.