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La science ne peut nous dire quand nous avons été ou nous serons le plus nous-mêmes.
Il semble qu'un être humain est un être unique,qui est toujours changeant de sa conception à sa mort, chaque âge demandant le respect de l'âge précédent.
On peut s'accorder sur la dignité intrinsèque du à l'être humain de sa conception à sa mort et j'ajouterais jusqu'après sa mort puisque la profanation d'une tombe est un délit.
Serions nous donc capables de respecter un être humain mort et de profaner un embryon ( cet "être humain né à la vie avant de naître au monde")en le considérant comme un réactif de laboratoire?
La science sait que le début de la vie de l'être humain commence à la conception.
En effet, en cas de fécondation in vitro, lorsqu'une maladie génétique est redoutée, un diagnostic préimplantatoire est pratiqué et l'on sait que si une trisomie 21 était trouvée à ce stade, rien dans la suite de la grossesse ne viendrait réparer cette anomalie génétique et le bébé qui naîtrait serait porteur de cette anomalie.
On peut donc considérer que le début de la vie pour tout être humain commence dès la fécondation, sinon, cela signifierait que la vie commence plus tôt chez un être humain porteur d'une anomalie génétique ( ce qui serait une véritable découverte scientifique).
Si donc, l'embryon est un être humain qui a du potentiel ,considéré à un moment de sa vie, plutôt qu'un être humain potentiel, comme il est souvent affirmé avec légèreté ( ce qui signifierait dans ce dernier cas qu'un être humain serait d'abord une chose, sans savoir quand la chose deviendrait un être humain), il doit être respecté.
S'il y avait un doute,pourquoi le principe de précaution maintenant inscrit dans la Constitution française n'est-il pas invoqué pour que la science respecte l'embryon humain?
Le degré d'humanité d'une société ne se mesurerait-il pas à la façon dont elle prend soin du plus faible?
Tel est le cas de l'embryon humain.Il en va de l'humanisme durable de nos sociétés et l'on sait que si ce stade de la vie humaine n'est pas respecté, les autres stades ne le seront pas plus.
Quelle déontologie médicale pourrait s'enorgueillir de soigner un être humain au mépris de la vie d'un autre?
Quel malade pourrait accepter un traitement ayant entraîné la mort de son semblable?
Pourquoi s'acharner sur des recherches nécessitant la destruction de l'embryon alors qu'il existe des méthodes alternatives ( cellules souches adultes, sang de cordon ombilical etc...) qui ont une efficavité prouvée et qui ne posent pas de problème éthique, d'autant plus que les cellules souches embryonnaires ont une propension à développer des cancers dans les organes receveurs.
A tel point que le "père" de dolly la brebis clonée a abandonné ses recherches au profit des méthodes alternatives.
Merci d'avoir pris le temps de lire cette contribution