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aux progrès de la
médecine, au service
de l'homme
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Il me semble que dans ses état généraux de la bioéthique, on a éludé une question fondamentale. En fait la seule et vraie question, qui rend caduques toutes les interrogations soulevées ici. Cette question est celle du statut de l’embryon. La réponse à tous les problèmes issus de l’aide à la procréation médicalement assistée, du diagnostic anténatal et préimplantatoire, de la recherche sur l’embryon, du clonage et des cellules souches embryonnaires sera alors logique comme « allant de source » quand on aura pris conscience de la dignité de l’embryon. Il ne s’agit pas de décider arbitrairement à partir de quel stade embryonnaire, l’embryon ou le fœtus est un être humain ou une personne humaine. Car l’humanité de l’embryon et la dignité qui lui est propre s’imposent à nous, à notre raison, à partit du moment où nous avons choisi la voie de l’honnêteté intellectuelle et non celle de l’idéologie aveugle. L’observation de se qui se passe à partir de la fécondation et les progrès de la science et notamment de la génétique ne font que confirmer notre raison dans ces intuitions.
Des que l’ovocyte est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est ni celle du père ni celle de la mère. Il s’agit d’un nouvel être humain qui se développe par lui-même. La génétique montre que, dès le premier instant, se trouve fixé le programme de ce que sera ce vivant : un homme ou une femme, unique, avec ses notes caractéristiques déjà bien déterminées. Dès la fécondation, est commencée l’aventure d’une vie humaine dont les fonctions vitales et les grandes capacités physique, intellectuelles, de caractères sont présentes mais demandent du temps pour se mettre en place. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès le commencement. Le corps de cet être humain, dès les premiers stades de son existence, n’est jamais réductible à l’ensemble de ses cellules. Ce corps embryonnaire se développe progressivement selon un « programme » bien défini. Avant et après la naissance, il s’agit du même être humain, avec une apparence corporelle différente, mais qui ne remet pas en cause la réalité de cet être humain. Il n’y a pas de changement dans sa nature, c’est à dire un humain avec un patrimoine génétique humain. Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? L’embryon humain a donc, dès le commencement, la dignité propre à la personne, dignité qui n’est pas réduite au désir d’enfant des parents, à leur « projet parental ». Tous cela, les mamans le savent bien, elles qui dès le moment où elles apprennent leur grossesse parlent de « leur bébé ». On n’a jamais entendu une femme parler de « son embryon » ou de « son fœtus ». Chacun d’entre nous , également, en est bien conscient. La preuve en est par toutes ces questions éthiques soulevées dans les états généraux de la bioéthiques. Questions éthiques qui n’existeraient pas si nous ne savions, consciemment ou inconsciemment, que l’embryon est une personne humaine à la quelle nous devons reconnaître sa dignité.