Réfléchir ensemble
au sens à donner
aux progrès de la
médecine, au service
de l'homme
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Les progrès actuels de la médecine prédictive permettent de savoir avant la naissance si l'embryon a telle ou telle maladie ou malformation.
Fort de cette connaissance, le médecin ou le couple décide de d'éliminer, ou plutôt de tuer l'embryon.
Aujourd'hui les trisomiques, demain les bébés qui mourront vraisemblablement de tel cancer, après demain ceux qui souffriront de maladies chroniques,...
Mais au nom de quoi peut-on dire et décider que telle vie ne vaut pas la peine d'être vécue parce qu'elle ne se terminerait pas comme il serait souhaitable, ou parce qu'elle serait remplie de souffrance?
Le rôle de la médecine est-il de soigner les maladies ou bien d'éliminer les malades?
Tous, dans nos vies nous avons fait l'expérience de la souffrance à des degrés divers, et souvent nous butons devant le pourquoi de cette souffrance. Mais c'est aussi une expérience que certains d'entre nous ont faite que surmonter nos souffrances, ou vivre avec elles en les dépassant, ou vaincre une maladie, cela donne toujours envie ensuite de vivre pleinement, car la vie est plus forte que la souffrance. Ainsi, les personnes que nous éliminons avant leur naissance pourraient nous témoigner de la beauté de la vie, qui est bien plus belle pour un handicapé qui a su vivre avec son handicap que pour une personne normale qui n'a pas de but dans la vie et qui ne sait pas la chance qu'elle a d'avoir la santé.
En guise de conclusion, je dirai qu'en voulant suppurimer la souffrance, le handicap du champ de la vie, nous risquons fort de perdre le sens et la beauté de la vie, que toutes les blessures nous rappellent en contrepoint.