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L’assistance médicale à la procréation : comment ?

Il existe des techniques pour aider une partie des couples stériles à avoir un enfant. La plus ancienne et la plus simple de ces techniques est l’insémination artificielle. Elle consiste à placer les spermatozoïdes de l’homme dans l’utérus de la femme. Elle est utilisée, par exemple, lorsque les spermatozoïdes ne sont pas assez mobiles.

Depuis, de nouvelles techniques, beaucoup plus sophistiquées, ont été élaborées. C’est le cas de la fécondation in vitro (FIV). Amandine est le premier enfant né selon cette technique en France, en 1982. Cette technique consiste à reproduire la fécondation (rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule) en laboratoire, dans un tube en verre, c'est pourquoi on parle de fécondation "in vitro".

Comment se déroule une fécondation in vitro ?
 

Avant une FIV, la femme suit un traitement hormonal par injections, afin de produire plusieurs ovules. Ces ovules sont ensuite prélevés par ponction des ovaires, sous anesthésie locale ou générale, puis ils sont mis en contact avec les spermatozoïdes de l’homme dans une éprouvette (d’où aussi l’expression « bébé éprouvette »). Après fécondation, des embryons sont ainsi obtenus.

Un ou deux des embryons ainsi conçus sont transférés dans l’utérus de la future maman. Là, s’ils s’implantent, ils peuvent aboutir à une grossesse susceptible d’évoluer jusqu’à l’accouchement. Le pourcentage moyen de réussite représente moins d’un quart de l’ensemble des tentatives.

Les embryons « surnuméraires » congelés
 

Le prélèvement des ovules sur la femme est un acte médical qui n’est pas anodin. Pour qu’il ne soit pas pratiqué plusieurs fois, la femme suit donc un traitement hormonal afin de produire plusieurs ovules (stimulation ovarienne). Mais on ne parvient pas à congeler les ovules pour en conserver alors que l’on peut congeler les embryons. Si tous les ovules prélevés sont fécondés, les embryons obtenus ne sont pas tous transférés. C’est ainsi qu’il reste des embryons que l’on appelle « surnuméraires ». Ils sont conservés par congélation pour une autre tentative de transfert en cas d’échec de l’implantation précédente.

Qu’est-ce que le don de gamètes (spermatozoïdes ou ovules) ?


Lorsque l’un des deux membres du couple, l’homme ou la femme, ne produit pas de gamètes de quantité suffisante ou de qualité satisfaisante, il peut bénéficier d’un don de gamètes :

Dans ce dernier cas, la donneuse doit suivre un traitement hormonal. Ses ovules sont ensuite prélevés en vue d’une FIV réalisée avec les spermatozoïdes du conjoint. Ensuite, cet embryon, issu de FIV, sera transféré chez la femme bénéficiaire du don d’ovules.

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