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Quand les prélèvements et les greffes peuvent sauver des vies...

La première greffe rénale a été réalisée en 1951. Depuis cette date, la greffe ne cesse de progresser et c’est aujourd’hui une activité médicale qui permet de sauver des vies.

Les éléments du corps humains qui peuvent être prélevés sont les organes (le cœur, les poumons, le foie, les reins, le pancréas et l’intestin), les tissus (la cornée, la peau, les valves cardiaques, les os ou les vaisseaux sanguins) et les cellules souches hématopoïétiques (qui se situent dans la moelle osseuse et le sang de cordon).

Dans la majorité des cas, les donneurs d’organes sont des personnes décédées à la suite d’un traumatisme crânien ou d’un accident vasculaire cérébral. Le décès est constaté lorsque la personne présente un état de mort encéphalique. Ce constat est confirmé par un examen clinique (absence totale de conscience et de motricité spontanée, absence de tous les réflexes du tronc cérébral et absence de respiration sans l’aide d’un appareil). Il est complété, pour attester de la destruction irréversible du cerveau, par deux électroencéphalogrammes effectués à quatre heures d’intervalle (ou d’une angiographie).

Il est également possible de prélever certains organes – le rein notamment – sur une personne vivante. La loi ne l’autorise toutefois que pour les membres d’une même famille : parent, enfant, frère ou sœur, époux, grand-parent, oncle ou tante, le conjoint du père ou de la mère et toute personne vivant depuis plus de deux ans avec le receveur.

Le prélèvement de cellules souches hématopoïétiques ne se fait que sur des donneurs vivants.

Les prélèvements d’organes se font dans des établissements de santé ayant une autorisation délivrée par les services de l’Etat. Les prélèvements sont coordonnés par une équipe composée de médecin et infirmier(e)s spécifiquement formés à cette fin.

Les greffons (les organes prélevés) sont ensuite attribués équitablement aux malades en attente de greffe qui sont inscrits sur des listes d'attente, selon des procédures bien définies. La gestion des greffons est nationale, confiée à une agence indépendante, l'Agence de la biomédecine, et les critères d'attribution (par exemple, l'urgence, la compatibilité) sont tranparents ; tout citoyen peut en prendre connaissance.

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