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Des questions qui font débat

La pratique du diagnostic avant la naissance soulève de nombreuses questions.

Ainsi, par exemple :

Peut-on décider que la vie humaine ne vaut la peine d’être vécue que si l’on est en bonne santé ? Qui cherche-t-on véritablement à protéger de la souffrance : l’enfant ou ses parents ? Si l’on refuse la naissance d’enfants atteints de graves maladies, quelle place accorder aux personnes handicapées par exemple ? Jusqu’où le rejet de la maladie va-t-il aller dans la sélection des êtres humains ?

Faut-il établir une liste de maladies jugées suffisamment graves et incurables pour réaliser un DPI ou pour autoriser une interruption médicale de grossesse après un DPN ? Ne serait-ce pas alors une façon de condamner certains malades, de considérer qu’ils n’ont pas leur place dans la société ?

Le fait de pouvoir éviter la naissance d’enfants atteints de maladies très graves soulève des inquiétudes : jusqu’où peut-on aller ? Le risque de dérive eugénique fait peur.

Que signifie « un risque de développer une maladie d’une particulière gravité » ? Comment évaluer cette gravité ? Faut-il prendre en considération l’histoire spécifique de chaque famille et la perception subjective des personnes concernées ?

La question est soulevée, par exemple, s’agissant de formes héréditaires de cancers. Dans certaines formes de cancers, il existe un gène de prédisposition. C’est un gène qui donne un risque élevé mais pas certain de développer un cancer.
Quelle réponse apporter aux parents qui ont vu plusieurs de leurs proches mourir d’une maladie et qui souhaitent ne pas avoir un enfant atteint de cette maladie ?

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